93166583Chaque année, je me débrouille pour me retrouver aphone au moins une fois. Et cette année, c’est là maintenant, en plein mois de juillet. Je sais, c’est ballot. Ne me demandez pas le pourquoi du comment, j’en sais rien. D’habitude j’accuse la clim de mon aphonie, mais là, ça ne peut malheureusement pas être le cas. j’ai l’extrême chance d’avoir un bureau pour moi toute seule (et on est très très peu dans ce cas là) mais sans fenêtre et sans clim, donc le suspect numéro un vient d’être blanchi. Je n’ai assisté à aucun match, aucun concert, aucun événement au cours duquel j’aurais pu me casser la voix en hurlant "patrrrickkkkkkk". On notera donc dans mon dossier : aphonie de cause inconnue.

Cette aphonie passagère donne lieu a de nombreuses moqueries. Je vous passe les "comment ? tu disais quelque chose ?" auxquels j’ai eu droit ce matin, et le « ahh ça va nous faire des vacances » qui a forcément suivi. C’est de bonne guerre, j’aurais dit exactement la même chose si les rôles avaient été inversés.
Par contre, je me serais bien passé des "bah alors, on a trop crié ce week end, hinhinhinhin" lancé par des collègues (dois je préciser masculin ?) et des "moi j’ai un remède très efficace, c’est beaucoup mieux que les pastilles, hinhinhin", de bon matin, avant même d’avoir bu mon café, c’est hard.
L’espace d’une minute, j’ai cru qu’au lieu d’être au bureau, entourée de personnes très cultivées, j’étais dans un club-house après un match de rugby foot hand (au choix), entouré de mec plus ou moins cultivés en train de chanter la boite à caca.

Pourquoi, quand on a la chance d’être une femme, on ne veut éviter les remarques graveleuses dès qu’on a des soucis de gorge, hein, pourquoi ??

Ps : j’aurais pu appeler ce post deepthroat ou gorgeprofonde, mais c’était un coup à attirer tout un tas de pervers que justement j’essaye d’eviter.