France-Argentine ne sera jamais plus une rencontre comme une autre chez nous. Jamais.
Nous étions là, tous les quatre sur le canapé, écoutant Omar Hassan chanter l’hymne argentin, mes demi-portions excitées comme des puces, sautant de joie, et je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ce fameux France-Argentine qui avait été joué 14 mois auparavant (pratiquement jour pour jour), celui là même que je n’ai pas vu et que pourtant je n’oublierai jamais.

Comment oublier l’expression du visage de la sage femme quand elle m’a demandé ou était mon mari et que je lui ai répondu : au Stade de France ?
Comment oublier les textos des copines et de mes parents pour :  petitun savoir si petitmari était arrivé, et petitdeux pour me tenir au courant de l’évolution du match ?
Comment oublier Petitmari qui est arrivé directement du Stade de France, avec un gros sac de sport contenant le déguisement qu’il portait pendant la cérémonie d’ouverture (fameux sac qui est resté dans mon placard à la maternité pendant 3 jours…)
Comment oublier le médecin qui rentrait dans la chambre de travail en grimaçant et en disant « pfffffff on est mauvais, on est mauvais, on va pas le gagner ce match »

Impossible d’oublier que la mini-portion qui  se tient debout là sur le canapé, qui applaudit avec ferveur en regardant du rugby à la télé, est née pendant un match France-Argentine.

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